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«Dans l’éternité de la condamnation suprême, la véritable mort de l’âme, c’est de ne plus vivre de Dieu. […] Dans les suprêmes rigueurs de la justice, quoique l’homme ne doive point cesser de sentir, toutefois comme ce sentiment ne sera ni le charme de la volupté, ni le bien-être du repos, mais l’aiguillon des douleurs vengeresses, ce n’est pas sans raison qu’il est plutôt appelé une mort qu’une vie. Et l’Ecriture l’appelle une seconde mort parce que cette mort arrive après la première séparation des natures unies entre elles, soit l’âme et Dieu, soit le corps et l’âme.»

Augustin, La Cité de Dieu 13.2