Pour une foi réfléchie

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Parlons de l’être humain: paroles de théologiens
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«Ce corps corruptible nous appesantit; mais comme ce n’est que la corruption et non la substance du corps qui nous accable, nous ne voulons pas être dépouillés de ce corps, mais revêtir l’immortalité qui l’attend. Car ce corps existera toujours, mais n’étant plus corruptible, il ne sera plus un fardeau. […] Cette corruption du corps qui appesantit l’âme n’est point la cause, mais la peine du péché; et ce n’est point la chair corruptible qui a rendu l’âme pécheresse, mais l’âme pécheresse qui a rendu la chair corruptible. […] Ce n’est point en tant qu’il est dans la chair, où le diable n’est point, mais en tant qu’il vit selon lui-même que l’homme devient semblable au diable.»

Augustin, La Cité de Dieu 14.3

 
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«Pour unir les hommes par la ressemblance de la nature, et surtout pour serrer entre eux le lien de l’unité fraternelle, Dieu a voulu créer les hommes d’un seul homme.»

Augustin, La Cité de Dieu 14.1

 
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«Quand l’homme vit selon l’homme et non selon Dieu, il est semblable au diable. […] L’homme a été créé dans la rectitude pour vivre non selon lui-même, mais selon son auteur; en d’autres termes, pour faire plutôt la volonté de Dieu que la sienne. Or, ne pas vivre dans les conditions où il a été créé, c’est là le mensonge. Car il veut être heureux, même en ne vivant pas comme il faut pour l’être.»

Augustin, La Cité de Dieu 14.4

 
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«La déchéance de l’homme ne l’a pas destitué de tout être; en l’inclinant vers lui-même, elle l’a réduit à moins d’être qu’il n’avait quand il demeurait uni à celui qui est souverainement. Délaisser Dieu pour être en soi, pour se complaire en soi, ce n’est pas encore être néant, c’est s’approcher du néant.»

Augustin, La Cité de Dieu 14.13

 
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«L’homme qui, dans son orgueil, s’est plu à lui-même, Dieu, dans sa justice, le laisse à lui-même.»

Augustin, La Cité de Dieu 14.15

 
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«Est-il pour l’homme une autre misère que la révolte de lui-même contre lui-même?»

Augustin, La Cité de Dieu 14.15

 
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«L’homme était créé dans des conditions telles que s’appuyant sur l’assistance divine, il devait vaincre le mauvais ange; mais au contraire être vaincu s’il délaissait son Créateur et son appui pour se complaire orgueilleusement en lui-même.»

Augustin, La Cité de Dieu 14.27

 
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«Les bons n’usent du monde que pour jouir de Dieu; les méchants, au contraire, veulent user de Dieu pour jouir du monde.»

Augustin, La Cité de Dieu 15.7

 
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«Mais de ce que l’ordre des causes est certain dans la puissance de Dieu, il ne s’ensuit pas que notre volonté perde son libre arbitre. Car nos volontés elles-mêmes sont dans l’ordre des causes, certain en Dieu, embrassé dans sa prescience, pare que les volontés humaines sont les causes des actes humains. Et assurément celui qui a la puissance de toutes les causes ne peut dans le nombre ignorer nos volontés qu’il a connues d’avance comme causes de nos actions.»

Augustin, La Cité de Dieu 5.9

 
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«Créés pour ne subir aucun genre de mort s’ils ne péchaient point, les premiers hommes pécheurs ont été frappés d’une mort si réelle qu’elle dut atteindre leur postérité même. Car d’eux, rien ne pouvait naître qui fut différent d’eux. La grandeur de la faute a décidé cette condamnation qui a si profondément altéré leur être que la mort, peine du péché dans les premiers hommes, est devenue pour les générations suivantes une condition naturelle. L’homme, en effet, ne naît pas de l’homme comme le premier homme est né de la poussière. La poussière n’est que la matière de l’homme primitif; l’homme qui engendre est le père de l’homme. Ainsi la chair n’est pas de même nature que la terre, quoique la chair soit formée de la terre. Mais il y a identité parfaite entre l’homme-père et l’homme-fils. Donc tout le genre humain, qui par la femme devait s’épancher en générations, était dans le premier homme, quand le couple reçut l’arrêt de sa condamnation. Et tel il fut, non pas au moment de sa création, mais au moment de son péché et de son châtiment, tel il se reproduit dans les mêmes conditions originelles de mort et de péché.»

Augustin, La Cité de Dieu 13.3

 
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«Tout le temps que l’on vit est retranché de celui qu’on doit vivre, et de jour en jour ce qui reste diminue, en sorte que le temps de cette vie n’est à la rigueur qu’une course vers la mort, course qui ne se laisse ni interrompre ni ralentir; tous sont emportés d’une égale vitesse, et l’intensité de l’impulsion ne diffère point. Celui dont la vie est plus courte n’a pas de jours plus rapides que celui dont la vie est plus longue. […] Du moment où l’on commence d’être dans le corps, on est dans la mort.»

Augustin, La Cité de Dieu 13.10

 
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«Nous nous félicitons de la mort des justes, nos amis; mort qui nous attriste, et toutefois nous console; car elle les enlève à ces maux qui brisent ou corrompent ici-bas même les justes, ou qui du moins les exposent à ce double péril.»

Augustin, La Cité de Dieu 19.8