Pour une foi réfléchie

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«Ce corps corruptible nous appesantit; mais comme ce n’est que la corruption et non la substance du corps qui nous accable, nous ne voulons pas être dépouillés de ce corps, mais revêtir l’immortalité qui l’attend. Car ce corps existera toujours, mais n’étant plus corruptible, il ne sera plus un fardeau. […] Cette corruption du corps qui appesantit l’âme n’est point la cause, mais la peine du péché; et ce n’est point la chair corruptible qui a rendu l’âme pécheresse, mais l’âme pécheresse qui a rendu la chair corruptible. […] Ce n’est point en tant qu’il est dans la chair, où le diable n’est point, mais en tant qu’il vit selon lui-même que l’homme devient semblable au diable.»

Augustin, La Cité de Dieu 14.3