Pour une foi réfléchie

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«Je résolus donc d’appliquer mon esprit aux Saintes Ecritures pour les connaître. Je vis alors une chose qui ne se découvre pas aux superbes, qui reste cachée aux enfants, basse d’entrée, qui s’élève par degrés et que voile le mystère. Je n’étais pas encore en mesure d’y pénétrer, ni de courber la tête pour y avancer. Ce que j’en dis ne ressemble guère à ce que j’en pensais quand j’abordai ce livre. Ce livre me sembla indigne d’être comparé à la majesté cicéronienne. Mon orgueil en méprisait la simplicité, mon regard n’en pénétrait pas les profondeurs. Cependant il était fait pour grandir avec les petits, mais je dédaignais d’être petit, et plein de vaniteuse enflure, je me croyais grand.»

Augustin, Confessions 3.6